Les productions du site maraîcher de Boulmanga, à la recherche d’un marché rémunérateur


La campagne agricole de saison sèche, lancée officiellement le 26 novembre 2019 à Dakola dans le Centre-Sud du Burkina Faso, se déroule relativement bien dans les zones de production des cultures de contre-saison. Parmi ces productions, on note les cultures maraîchères autour des fleuves, des barrages, des marigots et surtout des points d’eau à l’aide des puits à grands diamètres et des forages.
C’est le cas du Barrage de Yalgo, où les superficies du site maraîcher du village de Boulmanga sont emblavées à l’aide de la tomate, de l’oignon, des aubergines et du maïs, etc. Le constat dans les exploitations montre une bonne production au niveau de la tomate et de l’oignon.

Cela n’est pas le cas pour les autres cultures qui présentent à certains endroits un état végétatif retardé par les ennemis des cultures. Sur quelques pieds du maïs on observe les attaques de la chenille (légionnaire ??). Sur les pieds d’aubergine, les feuilles jaunissent et tombent ainsi que les fruits qui jaunissent également avant maturation avec des tâches noires annonçant le début de pourrissement.
Au vue de ce constat, il y a urgence que les services techniques rapprochés d’encadrement des producteurs de la zone réalisent un diagnostic dans les parcelles infestées par ces nuisibles. Cela permettra de comprendre plus sur ces ennemis et d’appuyer les producteurs à dérouler les techniques et méthodes appropriées de lutte pour limiter les dégâts de production.

Nous remercions déjà le passage d’une équipe de la Zone d’Appui Technique d’Agriculture (ZATA) de Yalgo qui a effectué une visite sur le site maraîcher de Boulmanga dans le cadre de la supervision de la campagne sèche. Au cours de cette mission, les membres ont sensibilisé les producteurs et leur a apporté un appui-conseil et des encouragements afin qu’ils puissent continuer à ravitailler en produits de qualité et en quantité, les marchés locaux, sous régionaux.
Une autre problématique que vivent les producteurs de la zone est l’absence d’un marché sûr et plus rémunérateur. Ils enregistrent le plus souvent des méventes surtout de la tomate due au bradage de la production pour réduire les pourritures et donc les pertes post-récoltes. Vivement que l’approche de l’agriculture contractuelle soit mise en œuvre dans la zone, associées à des mesures de protection et de valorisation des produits locaux à travers les possibilités de transformation pour une plus-value.

En fin, l’état des parcelles visitées souligne l’épineuse préoccupation liée à la mobilisation et à la gestion de la ressource « Eau ». Certains ouvrages ou installations réalisés contribuent à ensabler davantage le point d’eau qui ne pourra plus à un certain moment jouer son rôle de rétention d’eau durant toute la campagne sèche. Les plantes connaîtront ainsi des déficits en eau pour boucler leur cycle de production. Face à cette situation, il est indiqué de renforcer les sensibilisations et informations aux producteurs et aux membres des structures de gestion locales des ouvrages hydrauliques et hydro-agricoles. Des techniques d’irrigation goutte-à-goutte pourront aussi être envisagées en vue de contribuer à rationaliser l’utilisation de l’eau.

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